
Sweeney Todd est une figure classique du folklore britannique. Légende urbaine née au milieu du XIXe siècle (et paraît-il plus ou moins basée sur un fait divers), Sweeney Todd est un serial-killer avant l'heure, un barbier londonien qui égorgeait ses malheureux clients puis, dans les versions suivantes, toujours plus colorées, de l'histoire, refourguait les corps à sa maîtresse qui en faisait alors de délicieux pâtés en croûte. Miam Miam. Maintes fois adapté en film, téléfilm, pièce de théâtre, etc, l'histoire du "barbier diabolique" était devenue en 1979 une comédie musicale, immense succès à Broadway. C'est cette version que Tim Burton a finalement adapté en film (il en avait le projet depuis les années 80) avec ses acteurs fétiches Johnny Depp et Helena Bonham Carter, ainsi que le trop rare Alan Rickman.

Tel Edmond Dantès, Benjamin Barker est un brave barbier victime des machinations du Juge Turpin pour lui ravir sa ravissante épouse. Envoyé au bagne sous un faux prétexte, Barker revient après 15 ans sous l'identité Sweeney Todd avec une seule obsession en tête : la vengeance. Très vite il s'installe auprès de la pâtisserie de Mme Lovett, "les pires tourtes de Londres", qui devient sa complice. Tous deux mettent alors au point un stratagème pour commettre leurs crimes "au nez et à la barbe" (si j'ose dire) de tous.
L'histoire de Sweeney Todd est très classique et ne prend pas par surprise. Ce qui surprend, par contre, c'est l'incroyable noirceur du film de Burton. Après le bouleversant Big Fish (mon Burton préféré) et le délicieux Charlie et la Chocolaterie, on avait oublié à quel point Burton pouvait être l'organiste d'univers sombres et pessimistes. Sweeney Todd est noir, gothique, glauque, désespéré, violent, limite gore. Certaines scènes plus lumineuses ne sont là que pour précipiter à nouveau le film dans les abysses. La maestria visuelle du film est impeccable (nonobstant un générique de début un peu kitsch à moins de le voir comme une parodie sanglante de celui de Charlie et la Chocolaterie.)
Mais il ne faut pas oublier la caractéristique principale du film : il s'agit d'une comédie musicale. Mais vraiment, ça chante de A à Z. Un peu déroutant au début, mais cela donne au film toute sa "saveur". Cet aspect lyrique donne à certaines scènes de pure violence un côté burlesque inattendu et d'un cynisme réjouissant (pas au point de rire "à gorge déployée" non plus...) Les acteurs sont impeccables, comme toujours, et montrent qu'ils savent pousser la chansonnette.
Bref, pour tailler dans le vif, on retrouve un Tim Burton au mieux de sa forme pour un film étrange, surprenant et d'une noirceur absolue. Tout simplement beau.
*Bannière modifiée par Camille, fan number one de Burton. Merci à elle.
par Julien
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Les Critiques du Geek
par Julien
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Bonus
Aaah la dernière chanson à la con commence à dater alors en voilà une petite qui m'est venue ce matin au réveil et sous la douche. Un blues "à la Gary Moore" (imaginez ça sur une progression façon "Story of the Blues" pour les connaisseurs), in english please. Ne prenez pas les paroles trop au premier degré quand même...
WEAKNESS
Now that's all seem said and done,
I realize my love was like a shotgun,
Feelings scattered in every single way,
Sadly it didn't touch you in any way.
I'm not rebuilding myself from scratch,
It's more like rising from the ashes.
In the place in my heart you left empty,
The blues now rules almighty.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
I'm finally accepting the facts,
I can't go back and change the past,
What was said is written forever,
I'll have to carry on one way or another.
You'll always be someone special to me,
Friends say I should force myself to be angry,
I just can't wear a mask and not be true,
And I finally understand the same applies to you.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
(***Here goes face-melting guitar solo*** :D)
I know my feelings won't ever fade away,
I know I'll love you till the end of my days.
Women think of guys like me as fools,
But for us fools
There will always be...
...the blues.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
WEAKNESS
Now that's all seem said and done,
I realize my love was like a shotgun,
Feelings scattered in every single way,
Sadly it didn't touch you in any way.
I'm not rebuilding myself from scratch,
It's more like rising from the ashes.
In the place in my heart you left empty,
The blues now rules almighty.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
I'm finally accepting the facts,
I can't go back and change the past,
What was said is written forever,
I'll have to carry on one way or another.
You'll always be someone special to me,
Friends say I should force myself to be angry,
I just can't wear a mask and not be true,
And I finally understand the same applies to you.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
(***Here goes face-melting guitar solo*** :D)
I know my feelings won't ever fade away,
I know I'll love you till the end of my days.
Women think of guys like me as fools,
But for us fools
There will always be...
...the blues.
I wish I could be mean enough to hate you
But I can only wish you the best
You're my one
And only...
...weakness.
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