
J'ai découvert Deep Purple avec Rock'n'Roll Racing. (Ne riez pas, j'ai découvert Black Sabbath comme ça aussi.) Oui, je connaissais Smoke on the Water comme tout le monde, mais ça s'arrêtait là... Et puis j'ai joué à R'n'RR. Ce jeu possédait la soundtrack la plus incroyablement pucnhy et entraînante que j'avais jamais entendue. Plus tard j'ai découvert que ces mélodies étaient en fait des classiques du rock'n'roll, dont Highway Star de Deep Purple. Donc ni une, ni deux, je me suis arrangé pour trouver un best-of du groupe à la médiathèque du coin. C'est alors que mon esprit a été conquis par des titres aussi monstrueusement géniaux que Hush, Black Night, Stormbringer, Child in Time... Dans ma tête un cri a résonné qui ne s'est jamais éteint depuis : "Buuuuuurn !"
Bref, à l'idée de les voir enfin sur scène hier soir à l'Olympia j'étais prêt à braver tous les dangers, y compris le froid, la faim et les grèves RATP.
On a commencé avec en première partie un petit groupe français sympatoche, Café Bertrand. Pas trop mon truc, ils font un peu trop du sous-Noir Désir à mon goût, mais bon, au moins ils ont réchauffé un peu la salle. On passera sur les gaffes de l'ouvreuse qui m'a obligée à me lever car "ce n'était pas la bonne rangée", puis se rendre compte qu'en fait si, avant de me relocaliser sur un strapontin tout le temps de la première partie... Bon j'ai pu réintégrer ma place légitime pour le plat principal donc c'est l'essentiel.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que les papys du hard rock anglais ont une pêche d'enfer. Parce que Deep Purple, c'est avant tout une sacrée brochette de musiciens déjantés : entre le batteur Ian Paice, le bassiste Roger Glover, le très aérien Don Airey aux claviers (quel autre musicien de rock est capable de glisser la mélodie de Alouette, gentille alouette au milieu d'un solo ?) et surtout le génial Steve Morse à la guitare et ses solos intergalactiques, on a vraiment affaire à la crème de la crème. Ian Gillan continue d'assurer la partie chant même si c'est clairement sa voix qui a le plus souffert des affres du temps.
Deep Purple a interprêté quantité de morceaux, dont certains que je ne connaissais pas du tout (probablement issus de leurs récents albums) mais aussi quelques classiques : Space Truckin', Speed Kings... Après plus d'une heure et demie de concert, le groupe prépare sa révérence en interprêtant Highway Star (euphorie de ma part pour les raisons évoquées plus haut). Steve Morse entame alors un solo comme il en a le secret où la guitare sonne comme un orgue d'église. Alors qu'il atteint une note d'une pureté quasi stellaire, il redescend sur Terre avec la force d'un météore sur le riff de Smoke on the Water, repris en chœur par toute la salle. "Unbelievable", commente Ian Gillan.
Le groupe s'éclipse alors mais revient évidemment pour un rappel avec Hush et Black Night, clôturant en beauté deux heures de pure magie...
par Julien
publié dans :
No-Life

