
Je ne suis pas très fan de l'univers Marvel, à part peut-être les X-Men, et encore. Je reste un fidèle de DC Comics, avec ses personnages iconiques et ses villains légendaires. Toutefois je suis en général tenté par les films qui sortent : comment résister à un gros blockbuster avec des explosions en pagaille et des héros en costumes moulants spandex ? Du coup, accompagné pour l'occasion de la charmante Nezumi, je suis allé voir au cinéma l'adaptation cinématographique d'Iron Man.

L'histoire d'Iron Man (dont l'affiche US ci-dessus est quand même autrement plus classe que la nôtre...) est celle de Tony Stark, un génie de la cybernétique milliardaire et à la tête d'un gigantesque empire industriel spécialisé dans la vente d'armement de pointe pour la Défense américaine. Un jour, alors qu'il fait une démonstration de ses nouveaux missiles aux forces US en Afghanistan, il est capturé par un groupe terroriste, les 10 Anneaux, qui veulent le forcer à fabriquer des armes pour eux. Blessé par des éclats d'obus et obligé de porter un électro-aimant sur la poitrine pour empêcher lesdits éclats de pénétrer dans son cœur, Stark parvient à duper ses geôliers et à s'évader à l'aide d'une armure de combat de sa conception...
Ce qui est bien avec Iron Man, c'est que le film a pris l'optique de traiter le personnage de manière réaliste, à la Batman Begins. Le film se consacre à la genèse du super héros, et comment Stark va construire son alter-ego de métal. Le personnage de Tony Stark - et son évolution suite aux évènements qu'il va vivre - est au cœur de l'intrigue. Robert Downey Jr. était de toute évidence le bon choix pour interprêter ce génie excentrique et égocentrique qui se découvre une conscience. Il est secondé par un casting aux petits oignons : Jeff Bridges, Terence Howard (nominé aux Oscars pour Hustle & Flow) et surtout la sublime Gwyneth Paltrow. On appréciera également le caméo de Stan Lee (que Stark prend pour Hugh Hefner) et une jolie apparition surprise à la fin des crédits.
Niveau bande-son, Ramin Djawadi (encore un transfuge de l'école Hans Zimmer, comme Klaus "Pirates des Caraïbes" Badelt et Harry "Metal Gear Solid" Gregson-Williams) signe des thèmes héroïques de circonstance et dans l'ensemble assez oubliables, malgré la contribution guitaristique de Tom Morello. Mais l'honneur est sauf néanmoins : le film s'ouvre sur Back in Black d'AC/DC et se ferme, bien évidemment, sur Iron Man de Black Sabbath, ce qui était quand même la moindre des choses (et ça le fait !)
Un bon film d'action, bien écrit, avec de l'humour et de bons effets spéciaux, et des acteurs crédibles. Que demande le peuple ? Bon OK, ça manquait peut-être un peu de costumes moulants spandex...
par Julien
publié dans :
Les Critiques du Geek

