
Vendredi soir au Grand Rex, le grand guitariste Steve Vai se produisait avec ses musiciens. Pour ceux qui ne connaissent pas ce gratteur de génie, je vous recommande, avant de lire plus avant, de regarder simplement cette vidéo issue du Crossroads Guitar Festival de 2004.
Maintenant qu'on sait tous de qui on parle, il est temps de parler un peu du concert en lui-même. Je voulais arriver au moins 1h30 en avance afin d'avoir une bonne place, mais je me suis paumé dans le métro (la honte*) et du coup j'étais au fond de la salle. Heureusement le Grand Rex n'est pas une très grande salle et cela ne m'a pas empêché d'avoir une bonne vue sur la scène.
Après une première partie plein d'entrain assurée par un certain Zack Wiesinger, le show commence. Outre Vai lui-même, le groupe se compose d'un guitariste, un bassiste, un batteur et deux violonistes (l'un d'eux gérant également les claviers).
Ce qui est drôle avec Steve Vai, c'est que c'est vraiment un artiste "live". Ses albums sont bien sympathiques mais un peu chaotiques et tendent à devenir lassants. Bien au contraire, sur scène l'éclectisme des morceaux devient une force. On ne sait jamais ce qui nous attend, chaque morceau est un univers à part entière. Du coup, on ne s'ennuie jamais. Steve Vai est l'incarnation d'une certaine générosité musicale, l'esprit d'ouverture personnifié. D'une mélodie à l'autre, on passe d'un métal endiablé à une balade bluesy à un rock à l'ancienne. Sans oublier les moments où il laisse les spotlights à ses musiciens, qui se sont ainsi livrés à un solo de batterie d'anthologie ou à un duel de violons tout bonnement magnifique.
Le pire, c'est que malgré (ou peut-être grâce à) sa virtuosité insolente, Steve Vai s'amuse comme un gosse. Il prend un pied d'enfer à jouer et ce plaisir est communicatif, tout simplement.
*Il faut savoir qu'à Paris, pour aller au boulevard Poissonnière, il ne faut pas descendre au métro Poissonnière, qui vous amène en fait rue du Faubourg Poissonnière. Non, il faut descendre au métro Bonne Nouvelle. Logique.
par Julien
publié dans :
No-Life

