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Vendredi 9 janvier 2009
Dimanche 28 décembre – 00H12

Que le temps semble long lorsqu'on est coincé dans un ascenseur. Pour nous occuper l'esprit, nous échangions donc des banalités sur la pluie, le beau temps, les cadeaux reçus à Noël, le programme du lendemain, sans nous rendre compte que nous étions déjà le lendemain.

Finalement d'autres personnes passèrent à portée de voix. Ils sous promirent d'aller bloquer la porte du sas avec un tapis, histoire de garantir que le dépanneur puisse entrer. Encore fallait-il que le fameux dépaneur arrive...

A 23H30, nous étions toujours debouts dans cet ascenseur et ma copine commençait à en avoir marre. Après avoir envisagé un temps d'appeler les pompiers, elle rappella donc Otis pour leur demander des nouvelles. De mon point de vue, cela ressembla d'aileurs davantage à un passage de savon en bonne et due forme. La voix de ma bien-aimée semblait clairement indiquer au malheureux employé que le supplice du pal et l'arrachage des orteils avec une pince à épiler serait sans doute un châtiment trop bon pour les fabriquants d'ascenseur.

Je dois avouer que j'ai trouvé ça craquant. Sans doute parce que je n'étais pas le pauvre type qui se faisait lessiver au téléphone...
J'étais bien content de ne pas avoir commencé à imiter le speech d'ouverture de la Tour de la Terreur de Disneyland comme je l'avais envisagé, je me serais sans doute pris une baffe.

Note to self : ne jamais fâcher ma chérie.


Enfin, vers 00H47, une voix timide se fit entendre quelque part en-dessous ou au-dessus de nous, je ne suis pas trop sûr.

"Heu... Bonsoir ?
– Bonsoir ? Vous êtes le dépanneur ?
– Oui. Ne touchez à rien..."

Il y eut une sorte de déclic et le volet en accordéon se plia comme par magie. Nous étions en fait depuis le début juste en face d'un palier d'étage. Inutile de dire que nous sommes sortis de l'ascenseur sans demander notre reste, emportant avec nous valise, veau, vache, cochon, couvée. La voix fantômatique du dépanneur nous expliqua que le mécanisme se bloquait automatiquement à la moindre anomalie, en l'occurence sans doute due au froid.


Mais quand nous essayâmes de voir le dépanneur pour le remercier, nous ne trouvâmes personne. Comme s'il n'avait jamais existé.


Par Julien - Publié dans : No-Life
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